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RECONNAISSANCE DE L'ÉTAT DE CATASTROPHE NATURELLE POUR LES EFFONDREMENTS DE MARNIÈRES M. Hervé Morin - Des centaines de familles vivent un drame : leur maison est menacée d'effondrement du fait des mouvements souterrains qui affectent d'anciennes carrières de marne. Non seulement leurs biens ne valent plus rien, mais ils sont contraints de partir tant les risques sont grands. M. Patrick Herr, qui vous a interrogé sur le
même sujet le 16 mai dernier, n'a reçu par l'entremise
de M. Queyranne qu'une réponse très évasive :
le Gouvernement étudierait les mesures à prendre. Mais,
pendant ce temps, les familles qui n'ont que trop attendu, n'ont pour
seul recours qu'une M. Daniel Vaillant, ministre de l'intérieur - Les dommages provoqués par ces effondrements sont indemnisables par le biais de la procédure dite de catastrophe naturelle, dans les conditions habituelles, dès lors que deux conditions sont remplies : ces dommages doivent résulter de l'intervention déterminante d'un agent naturel, et non de l'intervention humaine... M. Hervé Morin - C'est le cas ici ! M. le Ministre - ...et cette intervention doit avoir
eu une intensité anormale. Or, si les marnières sont
le plus souvent d'origine anthropique, les dommages liés à
leur existence ont, pour cause principale comme l'a souligné
le conseil général des mines, l'action à long
terme d'éléments naturels. D'autre part, lorsqu'il y
a risque pour les vies humaines, il peut être fait application
de la procédure d'expropriation pour risque naturel majeur
: ce fut le cas l'an dernier, sur la demande du propriétaire,
à Bourg-sur-Gironde. L'indemnisation peut toutefois se heurter
à des difficultés dans deux cas : lorsque les dommages
touchent des bien non couverts par les contrats d'assurance -jardins,
routes d'accès par exemple- M. Hervé Morin - Merci de cette réponse
très satisfaisante. Je prends acte que ces centaines de familles
pourront bénéficier de la garantie liée à
l'état de catastrophe naturelle. Ne pourriez-vous cependant
demander à vos services d'instruire les dossiers avec diligence
? Dans la plupart des cas, on exige des sondages ou des études
qui prennent d'autant plus de temps qu'on découvre alors l'étendue
de cavités jusqu'ici totalement ignorées. Les conditions
que vous avez rappelées et qui sont parfaitement normales M. le Président - Nous en avons terminé avec les questions orales sans débat. Prochaine séance : cet après-midi à 15 heures. La séance est levée à 11 heures
50 05 juin 2001
http://www.assemblee-nationale.fr/agendas/..\cra/2000-2001/2001060509.asp#P332_88345 |
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Dernière mise à jour le
5 novembre, 2009
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